Sarah Kowalczewski-Favarel, 1990, Paris
diplômée de l'école nationale supérieure de la photographie d'Arles en Juin 2017, avec les félicitations du jury.

Mémoire de recherche sous la direction de Fabien Vallos, enseignant-chercheur à l’ENSP Arles :
"Les corps disciplinaires dans le champ de la création contemporaine : représentations de l'ordre et du désordre"
www.desordres.net

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pour me contacter sarah.kowalczewski@etu.ensp-arles.fr

Sarah Kowalczewski est une artiste plasticienne née en 1990. Après avoir suivi un cursus technique en photographie, elle passe par les arts appliqués à l’école Estienne, puis par les arts plastiques à l’université Paris VIII. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d'Arles en 2017 où elle poursuit une recherche théorique autour des corps disciplinaires dans le champ de la création et des relations à la contrainte. Elle prolongera ensuite son parcours en master de politiques culturelles et par diverses expériences professionnelles et associatives.

L’ensemble de ses recherches s’inscrivent dans une approche à la fois anthropologique et poétique qui manifeste un intérêt pour les lieux circonscrits, les espaces de limites ou de contrôle. Marquée par la position d’observateur propre au dispositif de la photographie, elle s’attache à observer les altérités spatiales par une démarche plastique qui tente d’articuler une appréhension de l’espace par le regard avec sa perception contrariée. Des préoccupations sociales et politiques traversent sa recherche qui mêle un regard sensible à une analyse plus structurelle de l’espace. Son travail tente de faire émerger des ouvertures et de contrer les retranchements, il appelle à autant de stratégies de fouille ou d’échappatoire.

Avec isola c’est à partir de restes d’une expérience insulaire qu’ est exploré, en creux, la relation avec une surface parcourue le temps d’un voyage. L'ambivalence de ce lieu clos, à la fois unité d’un enfermement et d’une ouverture, s’inscrit dans un espace mental : l’objet géographique est aussi territoire de(s) l’imaginaire(s), qui hante et résiste à se définir. L’île agit alors sur un double mode, si à toute clôture correspond une ouverture potentielle, cette configuration spatiale provoque d’abord un déplacement : elle requiert une épreuve afin de faire lien au monde extérieur et nécessite de créer des connexions.
Dans le projet 139.134 c’est le rapport au contrôle, à l’espace et au temps, singulièrement mis en jeu dans le contexte carcéral, qui est manifeste dans l’espace du livre où s’articulent textes, documents, images et objets photographiés issus de correspondance entretenue avec une détenue basque à Fresnes.

Elle envisage ses activités artistiques, de partage et d’engagements (médiation sociale et culturelle, interventions en détention, ateliers à la goutte d'or...) intégrées à sa pratique. Son travail a pu être présenté notamment au centre d’art contemporain de Nîmes, aux Grands Voisins à Paris, à Arles ou Marseille...